L'EDITO DU 17/05/2010
La loi du sport
Le Paradis…ou l’Enfer. Le choix des mots peut paraître exagéré mais c’est pourtant bien de cela qu’il s’agit. Car au-delà de la référence biblique, c’est bien de vie ou de mort –sportive– dont il est question lorsque la saison touche à sa fin et que les championnats rendent leur verdict. À chaque match son jeu, et surtout ses enjeux. Et pour les heureux ou les malheureux élus, l’ivresse de la montée ou le drame de la descente. Avec comme effet immédiat, les larmes de joie ou celles de détresse.
Ce week-end, le spectacle était sur tous les terrains de France. Il y avait également une pression bien palpable, celle de l’obligation de résultats. Avec là aussi, différentes conséquences suivant que l’on se trouve du côté des vainqueurs ou de celui des perdants. La pérennité de certains clubs était en jeu quand sur le stade voisin il était davantage question de survie… Et puis parfois, il y a la joie incommensurable née d’authentiques exploits : encore en CFA 2 il y a 5 ans, Arles-Avignon a réussi, avec le plus petit budget de Ligue 2 (moins de 6 millions d’euros), à arracher le dernier billet pour la Ligue 1 ! L’élite, c’était l’objectif de Strasbourg en début de saison et pourtant c’est la relégation en National que les Alsaciens ont obtenu. Là encore, des larmes de tristesse (voire même de honte), mais aussi des larmes de joie chez leurs adversaires du soir, les joueurs de Châteauroux, qui ont eux réussi à sauver leur tête en Ligue 2 à l’issue de ce match couperet. D’ailleurs, il est plutôt cocasse de constater que les trois mauvais élèves de Ligue 2 (Strasbourg, Guingamp et Bastia) sont tous d’anciens pensionnaires de Ligue 1 : comme quoi, l’argent ne fait pas tout dans le foot… De Ligue 1, il est encore un peu question avec un ancien footeux de l’élite, Yann Lachuer, entraîneur-joueur d’Orléans (CFA groupe D), qui réussit l’exploit de faire monter son club en National après la victoire ce week-end face à Caen (2-1). Si dans le groupe C la montée est déjà acquise pour Niort, le suspense perdure dans les groupes A et B, où Colmar et Gap ont l’avantage mais l’UJA Alfortville et le GFCO Ajaccio n’ont pas encore dit leurs derniers mots. En revanche, dans le sens inverse, la descente de National en CFA est actée pour le quatuor Moulins / Hyères / Carnoux-Cassis / Louhans Cuiseaux, avec son lot de désillusions et de chaudes larmes… À l’heure où le foot français professionnel a rendu son verdict, les championnats amateurs jouent les prolongations pour notre plus grand plaisir : les trophées comme les bonnets d’ânes n’ont pas encore tous été décernés et, de la CFA à la DH, la bataille fera rage jusqu’au bout ! Mais gageons d’ores et déjà que l’on aura droit à ces mêmes effusions de sentiments…
Année après année, on revoit les mêmes images de fête ou de défaite mais on se laisse toujours prendre au jeu. C’est ce qui rend le foot aussi passionnant, car il s’agit d’un spectacle en perpétuel renouvellement. On le voit notamment chaque année lors des confrontations entre professionnels et amateurs en Coupe de France, où les Petits Poucets pullulent et font de plus en plus de résistance. Rien n’est jamais joué d’avance, et c’est cela qui fait la beauté du foot. Alors certes, dans le sport, il y a une loi. Mais c’est à vous, Messieurs les footeux, d’en écrire les règles chaque week-end, et ce pour notre plus grand plaisir.
E.D.
Ce week-end, le spectacle était sur tous les terrains de France. Il y avait également une pression bien palpable, celle de l’obligation de résultats. Avec là aussi, différentes conséquences suivant que l’on se trouve du côté des vainqueurs ou de celui des perdants. La pérennité de certains clubs était en jeu quand sur le stade voisin il était davantage question de survie… Et puis parfois, il y a la joie incommensurable née d’authentiques exploits : encore en CFA 2 il y a 5 ans, Arles-Avignon a réussi, avec le plus petit budget de Ligue 2 (moins de 6 millions d’euros), à arracher le dernier billet pour la Ligue 1 ! L’élite, c’était l’objectif de Strasbourg en début de saison et pourtant c’est la relégation en National que les Alsaciens ont obtenu. Là encore, des larmes de tristesse (voire même de honte), mais aussi des larmes de joie chez leurs adversaires du soir, les joueurs de Châteauroux, qui ont eux réussi à sauver leur tête en Ligue 2 à l’issue de ce match couperet. D’ailleurs, il est plutôt cocasse de constater que les trois mauvais élèves de Ligue 2 (Strasbourg, Guingamp et Bastia) sont tous d’anciens pensionnaires de Ligue 1 : comme quoi, l’argent ne fait pas tout dans le foot… De Ligue 1, il est encore un peu question avec un ancien footeux de l’élite, Yann Lachuer, entraîneur-joueur d’Orléans (CFA groupe D), qui réussit l’exploit de faire monter son club en National après la victoire ce week-end face à Caen (2-1). Si dans le groupe C la montée est déjà acquise pour Niort, le suspense perdure dans les groupes A et B, où Colmar et Gap ont l’avantage mais l’UJA Alfortville et le GFCO Ajaccio n’ont pas encore dit leurs derniers mots. En revanche, dans le sens inverse, la descente de National en CFA est actée pour le quatuor Moulins / Hyères / Carnoux-Cassis / Louhans Cuiseaux, avec son lot de désillusions et de chaudes larmes… À l’heure où le foot français professionnel a rendu son verdict, les championnats amateurs jouent les prolongations pour notre plus grand plaisir : les trophées comme les bonnets d’ânes n’ont pas encore tous été décernés et, de la CFA à la DH, la bataille fera rage jusqu’au bout ! Mais gageons d’ores et déjà que l’on aura droit à ces mêmes effusions de sentiments…
Année après année, on revoit les mêmes images de fête ou de défaite mais on se laisse toujours prendre au jeu. C’est ce qui rend le foot aussi passionnant, car il s’agit d’un spectacle en perpétuel renouvellement. On le voit notamment chaque année lors des confrontations entre professionnels et amateurs en Coupe de France, où les Petits Poucets pullulent et font de plus en plus de résistance. Rien n’est jamais joué d’avance, et c’est cela qui fait la beauté du foot. Alors certes, dans le sport, il y a une loi. Mais c’est à vous, Messieurs les footeux, d’en écrire les règles chaque week-end, et ce pour notre plus grand plaisir.
E.D.